Les gens peuvent voir, mais ils doivent aussi agir, être utiles envers la lutte contre le trafic des enfants. Ainsi il est demandé à chaque non donateur une contribution de 250 kilos de riz et cela afin de participer à notre effort de scolarisation, car le riz est pour nous le nerf de la guerre.

Nous avons de plus en plus de visites de la part de gens touchés par notre travail ici au Cambodge. Ainsi nous faisons ensemble la visite des écoles, des familles dans les villages et des enfants. Nous avons dans nos visites des responsables d’autre ONG, des ONG souvent très grosses, avec des budgets qui nous laissent rêveurs. Nous sommes très heureux que d’autres que nous essayent d’endiguer le trafic des enfants, nous aimons partager nos expériences et confronter nos approches sur certaines problématiques que nous avons en commun.

Nous avons aussi des donateurs et des donatrices, et parfois des visiteurs, des touristes qui veulent savoir ce que nous faisons et découvrir la « triste réalité » des gens en situation de survie. C’est toujours beaucoup d’émotions pour les non habitués aux réalités du terrain, il y a la lumière et l’énergie des enfants, mais il y a aussi la réalité de ce qu’ils vivent, c’est un mélange de beau, de triste et d’espoir et cela ne laisse jamais indifférent.
C’est une expérience enrichissante, mais nous nous devons de fixer des limites. Ainsi, par exemple, nous refusons systématiquement les touristes de passage qui aimeraient prendre des photographies des villages et des gens miséreux qui y vivent…
Les gens peuvent voir, mais ils doivent aussi agir, être utiles envers la lutte contre le trafic des enfants. Ainsi nous avons rencontré des personnes désireuses de faire un concert de musique en faveur des enfants, de créer une association AVEC dans leur pays, il y a tant de grandes et de petites choses à faire pour changer les choses. Vous pouvez à tout instant nous faire une proposition, notre site Internet est là pour cela, il est votre interface avec nous.

Ainsi pour les « visiteurs » qui viennent nous voir au Cambodge (une priorité est donnée aux donateurs et aux donatrices, ainsi qu’aux fonds internationaux et bien sûr aux bénévoles AVEC), il sera demandé une contribution de 250 kilos de riz et cela afin de participer à notre effort de scolarisation (le riz est le nerf de la guerre), cela représente 300 Dollars US. Cette idée a été adoptée par l’ensemble du comité directeur (cette bonne idée nous est venue d’un visiteur qui est venue en décembre 2006) Nous pourrons grâce à chaque demi-tonne de riz étendre notre travail avec un plus grand nombre d’enfants et de familles.
Patrik Alain Roux