
La violence ou l'exploitation sexuelle peuvent avoir des conséquences immédiates sur les premières expériences et le développement personnel d'une jeune personne. Les enfants qui sont victimes de violence peuvent éprouver des perturbations dans la manière dont ils se voient ainsi que le monde qui les entoure. Ces perturbations peuvent résulter en des changements émotifs et comportementaux quand ils tentent de trouver des moyens pour faire face à ces situations. Leur sentiment d'intégrité personnelle, de sûreté et de sécurité ne sont pas respectés. Ils peuvent ressentir de la honte et de la culpabilité.

Ils peuvent perdre la possibilité de s'amuser, d'apprendre et d'avoir des relations sociales saines avec les autres. Ils peuvent tenter de faire face à la violence en agissant de manière secrète et se sentir sans défense. Ils peuvent retarder la dénonciation ou dénoncer en donnant des informations contradictoires et sans conviction. Ils peuvent se rétracter.

La violence ou l'exploitation sexuelle peut avoir de profondes conséquences qui peuvent ne se faire sentir que tard dans la vie d'une personne. Par exemple, certaines études suggèrent que les expériences de violence sexuelle subies en bas âge peuvent, parmi d'autres facteurs, influencer les expériences d'exploitation sexuelle que la personne vivra tard. Plusieurs enfants victimes d'exploitation sexuelle ont fugué ou ont été chassés du foyer en bas âge (environnements où on retrouve le plus souvent la violence physique, sexuelle et émotive).

Les conséquences de la violence et de l'exploitation sexuelle peuvent continuer jusqu'à l'âge adulte. Les femmes adolescentes et adultes qui ont été victimes de violence sexuelle quand elles étaient jeunes risquent davantage de souffrir de séquelles physiques et psychologiques que celles qui n'ont jamais été abusées. Une étude indique que les femmes qui ont connu la violence sexuelle quand elles étaient enfant ont considérablement plus de chances d'être à nouveau victimes que celles qui n'ont jamais été violentées.

Bien que les recherches sur les hommes ayant été victimes de violence ou d'exploitation sexuelle durant l'enfance soient limitées comparativement aux études portant sur les victimes féminines, elles indiquent également que ceux-ci sont davantage susceptibles d'éprouver des problèmes physiques et psychologiques. Ils peuvent faire des dépressions, souffrir d'anxiété et avoir des pensées et des tendances suicidaires de même qu'adopter de mauvaises stratégies d'adaptation, comme abuser d'alcool ou de drogues.
Bulletin No1 2008