
126 millions sont soumis aux pires formes d'exploitation. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), 217,7 millions d’enfants et d’adolescents âgés de 5 à 17 ans sont au travail dans le monde. 126,3 millions d’entre eux sont assujettis aux pires formes d’exploitation. 69% sont dans l’agriculture, 9% dans l’industrie et 22% dans les services.

Le rapport de l’OIT – « La fin du travail des enfants : un objectif à notre portée » - indique cependant un recul du travail des enfants dans le monde et en particulier pour ses pires formes. La communauté des Etats semble avoir pris conscience des politiques à mettre en oeuvre et de l’aide à apporter aux pays pour les concrétiser. Ces pays ont mis en place des plans d’action assortis de délais. Un pays n’a pas à attendre qu’il soit riche pour éliminer le travail des enfants, affirme l’OIT : même si les progrès économiques sont un facteur important, mettre en place des politiques adéquates est une priorité.
S’indigner de ce phénomène, aussi cruel soit-il, ne suffit pas. Il faut comprendre la diversité des situations : ainsi, aux côtés d’exploiteurs sans scrupules, il y a aussi les familles dont la survie dépend de cette contribution des enfants.

L’Unicef et ses partenaires travaillent auprès des gouvernements pour établir des législations interdisant le travail des enfants et sensibilisent les acteurs politiques, économiques et sociaux afin que la loi soit appliquée. Comme alternative, pour les ménages touchés, l’Unicef soutient le démarrage d’activités génératrices de revenus (autour de l’élevage, par exemple). En matière d’incitation à la scolarisation, l’action de l’Unicef se double, du Burkina Faso au Bangladesh, pour les enfants restant astreints au travail, d’un soutien à une éducation non formelle. L’Unicef développe des réseaux de surveillance des abus, notamment pour les fillettes travaillant comme domestiques. Et ce ne sont que quelques exemples.
Tour du monde du travail des enfants
Asie / Pacifique 
Le nombre d’enfants de 5 à 14 ans économiquement actifs est évalué à 122,3 millions. Les pires formes d’exploitation y sont représentées à travers la traite, la prostitution, les servitudes pour dettes, le travail domestique, les travaux dangereux, le recrutement dans les conflits armés (Afghanistan, Népal, Sri Lanka…) ou pour le trafic de stupéfiants.
Source: OIT