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sortes de tourisme sexuel Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

ImageSous le terme générique de " tourisme sexuel ", on peut distinguer 3 types de commerce du corps : la prostitution, les voyages sexuels, qui proposent sur catalogue des services peu communs, et un système de copinage aux dangereux effets secondaires. Un point commun à ces pratiques, dont la seule différence réside sans doute dans le nom ou la classification qu'on leur donne : les femmes et les enfants représentent l'immense majorité des victimes.



ImageLa prostitution " classique "


Le plus répandu et donc le plus important des tourismes du sexe, est la prostitution classique. Dans des hauts lieux de fréquentation touristique, des femmes, des hommes ou des enfants attendent le chaland qui se laissera tenter par leurs appâts et services payants. Les grandes villes, les bars, les boîtes de nuit et les trottoirs sont leurs repères favoris. Dans des pays où un travail normal ne permet pas de survivre, une partie de la population, prête à tout pour se nourrir, se vend à des prix dérisoires. La prostitution classique est facilement identifiable puisque les prostitué(e)s se montrent aux clients éventuels, et par conséquent, ne se cachent pas des autorités.

Image Les voyages sexuels

Il existe d'autre part des voyages sexuels organisés. Par exemple, selon l'association Égalité Maintenant, des agences de voyages américaines comme Big Apple Oriental Tour, G&F Tours, Philippines Adventure Tours (Business Week en dénombre pas moins de 25) proposent de vous emmener découvrir les pratiques sexuelles d'un autre pays ou, plus précisément, d'assouvir vos pulsions les plus viles en vous assurant - parfois sur contrat ! - les services de jeunes filles ou garçons vierges, peur du sida oblige. Cette " clause " pousse ces tours opérateurs à recruter, pour un usage qui se veut unique, des enfants de plus en plus jeunes. Mais une fois ladite virginité perdue, ils la leur font refaire pour d'autres clients, expliquait en 1996, la défenseuse des enfants, Claire Brisset, au Monde diplomatique.
Mais il faut savoir que, contrairement aux idées reçues, les jeunes gens sont plus fragiles et donc plus enclins à être contaminés par le sida (de par leurs blessures) et donc à le transmettre à leurs clients. Des précisions qui pourraient dissuader la plupart des pédophiles de s'adonner à ce genre de pratique.

ImageDangereux copinage

Les " copines " en constituent un autre genre. Il s'agit de jeunes femmes qui, le temps du passage d'un touriste, en deviennent les amies et accompagnatrices privilégiées. Leurs services ne sont pas ouvertement monnayés, mais ces " copines " profitent du train de vie de leurs compagnons d'un temps. Ceux-ci leur paient toutes les sorties, les font participer à nombre d'activités auxquelles elles n'auraient pas accès autrement. Pour les " remercier ", ces jeunes filles finissent souvent au lit. L'exemple est criant à Cuba avec les jineteras. Une jinetera, c'est une cavalière, une accompagnatrice. Pudeur du terme pour désigner une prostituée occasionnelle. Des hommes aussi proposent leurs services, on les appelle les jineteros ou pingueros. Ce véritable phénomène de société est apparu avec l'explosion du tourisme. La majorité des cavalières sont des chômeuses ou des étudiantes, en quête d'argent pour survivre et aider leur famille mais également pour s'acheter des vêtements et des chaussures : l'attrait de la société de consommation, caractéristique de notre civilisation occidentale, vue comme une société idéale par la plupart des jeunes gens de ce pays. Au-delà de l'aventure ou des dollars faciles, draguer un Européen se révèle bien souvent une échappatoire : selon l'Événement du jeudi, "en 1998, plus de 3 000 Européens se sont mariés avec une Cubaine". Mais les mariages restent rares. Et ils ne tiennent pas forcément longtemps : ils n'ont souvent servi pour la fille qu'à quitter le pays, et pour les époux à vivre une aventure exotique avec une jolie fille. Le problème reste que les jineteras finissent par abandonner leur style de vie habituel, qui ne leur permettra jamais de gagner de quoi vivre comme elles l'ont fait pendant quelques jours, et à faire de la prostitution leur activité principale. Pour les autorités, cette prostitution est devenue un véritable fléau : à la nuit tombée, certains quartiers de La Havane et de Varadero sont remplis de filles en quête de touristes… (voir notre chapitre sur ce sujet dans le Guide du Routard Cuba)
Un phénomène identique à celui des jineteras a été observé à Saint-Domingue, depuis l'explosion du tourisme dans cette île voisine de Cuba.
Source: routard.com

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