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accord contre le trafic d`êtres humains entre la Thailande et le Vietnam |
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Le 24 MArs 2008, la Thaïlande et le Vietnam ont signé lundi un accord contre le trafic d`êtres humains, un phénomène croissant en Asie du Sud-Est selon les experts, à l`occasion de la visite,à Hanoi, du Premier ministre thaïlandais, Samak Sundaravej. L`accord porte sur la prévention et la lutte contre, notamment, le trafic de femmes et d`enfants. |
Agir contre le trafic
Reportage vidéo sur notre combat contre le trafic des enfants dans un village de réfugiers au Cambodge. Voir la vidéo
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Le phénomène a pris les proportions d’une épidémie La traite des êtres humains est un crime. Un crime actuel dont les pratiques avilissantes et traumatisantes dépassent les horreurs connues au temps de la traite des Noirs et des Blanches. Le plus souvent associé à la prostitution, au sexe et à l’exotisme, le phénomène de la traite est rarement perçu dans sa globalité : il recouvre le travail forcé, l’esclavage, l’exploitation sexuelle des adultes et des enfants et le prélèvement d’organes. Plus rarement encore sont médiatisés les combats, les difficultés et les initiatives des associations et des pouvoirs publics pour lutter contre ce phénomène mondial en augmentation constante.
Le phénomène a pris les proportions d’une épidémie. 12,3 millions de personnes et d’enfants contraints au travail forcé selon l’Organisation internationale du travail (OIT), 4 millions de femmes et fillettes vendues chaque année, plus de 500 000 enfants exploités sexuellement identifiés sur la base de données d’Interpol. Pour la seule année 2006, 500 000 femmes d’Europe centrale et orientale vulnérables du fait de leur pauvreté sont venues en Europe occidentale par les réseaux de trafiquants. Ce que les chiffres révèlent, c’est qu’en l’espace de trente ans, le phénomène de la traite des êtres humains a considérablement évolué. Les mutations les plus inquiétantes sont liées à son industrialisation, sa mondialisation, sa diffusion par le biais des conflits armés, et l’adaptabilité des trafiquants. Ce que les chiffres ne disent pas, c’est la banalisation du phénomène, au point que l’on assiste en France et à l’étranger à l’utilisation de codes liés au trafic humain à des fins publicitaires. Une banalisation lourde de conséquences pour les victimes.
Pauvreté grandissante, instabilité économique et politique, aspiration légitime à des conditions de vie meilleures sont des facteurs déterminants qui expliquent la croissance extraordinaire du trafic humain dans le monde. Mais celui-ci se développe d’autant plus vite qu’à défaut d’un cadre juridique international clair et applicable dans les pays signataires, le crime est facile et peu risqué. Parvenir au niveau international à des conventions communes est ardu. Mais parce qu’elles ne tracent que des grandes lignes, les conventions internationales doivent être adaptées au droit commun de chaque État afin d’être applicables. Ce qui les dénature parfois et entrouvre la porte aux trafiquants, experts pour contourner les législations. Il ressort de cette réalité de terrain des carences juridiques importantes dont profitent aisément les trafiquants des différentes législations appliquées dans les pays. La complexité ne doit pourtant pas masquer des avancées importantes.
Source: ltrd
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