Protéger les enfants au Cambodge : nos quatre lignes de front contre le trafic et la maltraitance

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Quatre lignes de front pour arracher les enfants au trafic

Protéger les enfants au Cambodge : les quatre axes de combat de l’ONG AVEC contre le trafic et la maltraitance


Au Cambodge, un enfant sur trois est exposé à la violence. Un sur cinq travaille avant l’âge légal. Des milliers disparaissent chaque année, vendus, mariés de force, exploités. Ces chiffres, nous ne les récitons pas. Nous les combattons.

Depuis 2004, AVEC se bat sur quatre fronts. Pas quatre programmes juxtaposés. Quatre lignes d’une même stratégie, pensées pour intercepter un enfant avant que le pire n’arrive, et pour ne plus jamais le lâcher.

Voici comment nous procédons. Voici pourquoi ça fonctionne.

 

Action humanitaire dans des petits villages très pauvres au Cambodge auprès d'enfants en situation de maltraitance

Le problème que personne ne veut regarder en face

La plupart des ONG interviennent une fois l’enfant secouru. AVEC a fait un autre choix : remonter la chaîne. Détecter avant la disparition. Prévenir avant la déscolarisation. Maintenir avant la rupture. Protéger quand tout le reste a échoué.

Cette logique d’entonnoir, nous la déployons depuis vingt ans. Elle repose sur quatre axes qui se renforcent mutuellement.


Notre conviction : on ne protège pas un enfant en réaction, on le protège en amont

La plupart des ONG interviennent une fois l’enfant secouru. AVEC a fait un autre choix : remonter la chaîne. Détecter avant la disparition. Prévenir avant la déscolarisation. Maintenir avant la rupture. Protéger quand tout le reste a échoué.

Cette logique d’entonnoir, nous la déployons depuis vingt ans. Elle repose sur quatre axes qui se renforcent mutuellement.

Détecter: un réseau d’informateurs enracinés dans les villages

Pourquoi c’est le premier maillon

Un enfant à risque ne se manifeste pas. Il n’appelle pas à l’aide. Il ne connaît pas ses droits. Les systèmes d’alerte officiels ne le voient pas parce qu’il vit en dehors d’eux.

Notre première ligne de front est donc humaine. Elle est faite d’hommes et de femmes ancrés dans les communautés rurales : enseignants, infirmières de village, chefs communautaires, moines, bénévoles de terrain. Des gens qui savent, parce qu’ils y vivent, qui boit trop, qui bat sa fille, qui a disparu la semaine dernière, quelle famille commence à avoir « des visiteurs bizarres ».

Comment ça fonctionne concrètement

Sokha Pich, notre coordinateur terrain, entretient ce réseau depuis plus d’une décennie. Chaque signalement est vérifié, croisé, documenté. Chaque cas suit une procédure stricte, conforme au droit cambodgien. Aucun enfant n’est « pris ». Chaque accueil passe par les autorités locales, les chefs de village, parfois la justice.

Ce travail est invisible. Il ne produit pas de photos spectaculaires. Il produit des enfants qui ne disparaissent pas.

Chiffre clé En 2025, notre réseau de détection a couvert plus de cent familles à risque dans les écoles de Chrap Krasang et Sala Balat.


Prévenir : travailler main dans la main avec les écoles publiques

Une école publique surchargée, des enfants qui glissent entre les mailles

Le Cambodge a perdu deux cent cinquante jours d’école pendant la pandémie. Le taux d’échec en mathématiques des élèves de sixième est passé de 49 % à 74 %. Le décrochage scolaire des filles a bondi de 5,7 % à 9,5 % en deux ans. Un enfant qui décroche à neuf ans est un enfant que plus personne ne verra passer.

Nous ne construisons pas d’écoles parallèles. Nous renforçons celles qui existent. Nos équipes se rendent régulièrement dans les établissements publics ruraux pour identifier les enfants qui manquent, qui viennent sans fournitures, qui n’ont plus d’uniforme, qui arrivent le ventre vide.

Ce que nous distribuons, et pourquoi

Un stylo, un cahier, un uniforme ne sont pas des gadgets. Au Cambodge rural, ce sont les conditions matérielles du maintien à l’école. En 2025, nous avons distribué 2 886 cahiers, 2 726 stylos, 350 cartables, 322 chemises d’uniforme, 89 pantalons, 72 jupes, et accompagné 660 élèves à travers quatre grandes distributions annuelles.

À cela s’ajoute l’alimentation : 3 000 kg de riz, 600 kg de sel, 1 800 bouteilles de sauce poisson, des produits d’hygiène. Parce qu’un enfant affamé n’apprend pas, et qu’un enfant qui n’apprend pas devient vulnérable.

Ce que fait votre don 45 CHF = un mois de fournitures scolaires et d’aide alimentaire pour un enfant cambodgien à risque de déscolarisation. Faire un don en Suisse · Faire un don en France


Axe 3 — Maintenir : garder les enfants les plus fragiles à l’école, coûte que coûte

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La bascule silencieuse

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Il existe un moment précis où un enfant vulnérable bascule. Il a généralement entre onze et quatorze ans. La famille ne peut plus payer. Un trafiquant propose « un travail à la ville ». Un voisin propose « un mariage avantageux ». En quelques semaines, l’enfant est perdu.

Notre troisième axe cible ce point de bascule. Nous identifions les enfants en situation d’extrême vulnérabilité et nous nous engageons à les maintenir scolarisés aussi longtemps que nécessaire. Pas un trimestre. Pas une année. Aussi longtemps qu’il faut.

Le parrainage AVEC : une relation qui tient dans la durée

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Cette logique repose sur le parrainage. Pas un parrainage de catalogue. Un lien réel entre une famille suisse ou française et un enfant cambodgien que nous suivons personnellement, année après année. Avec des nouvelles, des photos, des lettres, des visites possibles au refuge.

Dans une famille, dans un village, une fille qui va à l’université déplace quelque chose. Rorn Dinan étudie la littérature anglaise. Chhoun Nimol prépare un bachelor en technologie alimentaire. Sar Rosana passe son baccalauréat. Cent pour cent de nos bourses universitaires 2025 ont été validées. Ces réussites ne sont pas des exceptions statistiques. Ce sont les résultats mécaniques d’un accompagnement qui ne lâche pas.

Devenez parrain ou marraine Engagez-vous dans la durée auprès d’un enfant que nous suivons personnellement. Parrainage à partir de 30 CHF par mois. Parrainer un enfant du refuge


Protéger : le refuge, dernier rempart et nouveau commencement

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Quand le retour en famille n’est plus possible

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Parfois, la détection arrive trop tard. Parfois, la famille est elle-même le danger. Parfois, l’enfant n’a plus personne. C’est pour ces cas précis que nous avons construit le refuge d’AVEC à Battambang.

Vingt-six enfants y vivent aujourd’hui. Dix-neuf filles, sept garçons. Entre neuf et vingt-sept ans. Tous arrivés brisés, tous en train de se reconstruire. Le refuge est arboré, fleuri. Les voisins l’appellent « l’île aux enfants ». Les enfants qui y entrent restent le temps qu’il faut : parfois des années, parfois toute une adolescence, jusqu’à leur premier emploi.

La différence AVEC : du premier accueil au premier salaire

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La plupart des structures de protection s’arrêtent à la majorité. Nous ne nous arrêtons pas. Sreyleak est arrivée à douze ans, sans scolarité, après le décès de sa mère. Aujourd’hui, elle est infirmière diplômée, major de promotion, en formation de sage-femme. Elle a publié un livre autobiographique. Ses deux sœurs sont au refuge avec elle : l’une prépare un master d’informatique à Phnom Penh, l’autre un bachelor de comptabilité.

Viseth a obtenu son diplôme en informatique et poursuit en développement logiciel. Chhing enseigne bénévolement l’informatique aux plus jeunes dans les salles où il a lui-même appris. Pisy enseigne l’anglais. Trois anciens pensionnaires ont été réintégrés dans leurs familles en 2025 avec un emploi stable à la clé.

Ce que nous produisons ne s’appelle pas de l’aide humanitaire. Ce sont des trajectoires. Des adultes autonomes qui reviennent au refuge pour transmettre à leur tour.

La réalité matérielle du refuge

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Quarante-quatre mille repas servis par an. Cent vingt repas par jour, sept jours sur sept, douze mois sur douze. Moins de huit dollars par enfant et par jour, couvrant l’hébergement, la nourriture, la scolarité, la santé et l’accompagnement psychologique. Un budget 2025 de 71 947 USD pour le refuge seul, sur un budget total AVEC de 156 253 USD.

Et pendant l’année 2025, alors que des F-16 survolaient le refuge lors du conflit frontalier de décembre, alors que dix explosions secouaient la zone en une nuit, nous n’avons fermé aucun jour. Aucun cours n’a été annulé.

Soutenir le refuge 80 CHF = un mois de nourriture pour un enfant du refuge. 250 CHF = un mois complet (hébergement, scolarité, santé, accompagnement psychologique) pour un enfant accueilli. Faire un don en Suisse · Faire un don en France


Pourquoi cette méthode fonctionne là où d’autres échouent

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Nous ne sous-traitons rien

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Contrairement à la plupart des grandes ONG de parrainage, AVEC n’externalise aucune de ses actions. Chaque enfant est suivi directement par notre équipe terrain : vingt-et-un volontaires cambodgiens, six enseignants, une direction locale dirigée par Theavy Bun, cofondatrice et directrice du refuge. Notre gouvernance en Suisse est entièrement bénévole. Aucun salaire au siège. Aucun budget publicitaire. 95,9 % de chaque franc reçu va directement au terrain.

Nous sommes audités, certifiés, transparents

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Nos comptes sont audités chaque année par un cabinet fiduciaire indépendant en Suisse. Ils sont transmis intégralement aux autorités cambodgiennes. Deux audits externes, deux certifications. Aucune opacité.

Nous tenons vingt ans de terrain

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AVEC existe depuis 2004. Pas un projet pilote. Pas une ONG de circonstance. Vingt ans d’enracinement, de relations construites avec les chefs de village, les instituteurs, les autorités communales. Les autorités locales font régulièrement appel à notre expertise. Les autres ONG de la région nous consultent sur les questions éducatives.

Soutenir AVEC, ce n’est pas parier sur une structure naissante. C’est ancrer son engagement dans une réalité déjà construite, déjà mesurée, déjà prouvée.


Ce que disent ceux qui sont venus voir

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« Ce que nous retiendrons de ce refuge, c’est la joie et les rires des enfants. Ces enfants qui tous reviennent de loin, qui ont tous vécu des choses très difficiles, ont retrouvé ici leur enfance. »

Nicole et Michel, partis en couple comme bénévoles au Cambodge


Trois manières d’entrer dans le combat

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1. Donner

Chaque don est immédiatement converti en action concrète sur le terrain. Déductible fiscalement en Suisse via la fondation AVEC, en France via l’association.

Faire un don en Suisse · Faire un don en France

2. Parrainer

Créer un lien durable avec un enfant que nous suivons. Recevoir de ses nouvelles, voir grandir une trajectoire.

Parrainer un enfant du refuge

3. Transmettre

Un legs en faveur du refuge, un mécénat d’entreprise, une mobilisation familiale. Chaque forme d’engagement nous permet de sauver un enfant de plus.

Faire un legs · Démarquer son entreprise


Encadré final — L’appel

(Bloc CTA plein écran, fond sombre ou image refuge)

Vous êtes arrivé jusqu’ici. Cela veut dire quelque chose.

Quelque part au Cambodge, une fillette de douze ans attend sans le savoir qu’une décision soit prise à huit mille kilomètres de là. Votre décision.

Vous faites partie de ceux qui peuvent agir. Pas dans l’abstrait. Pas plus tard. Maintenant.

Je fais un don maintenant

Don déductible fiscalement en Suisse et en France. 95,9 % va directement aux enfants.

Ce que nous retiendrons de ce refuge, c’est la joie et les rires des enfants: ces enfants qui tous reviennent de loin, ont tous vécu des choses très difficiles, ont retrouvé ici leur enfance…

Nicole et Michel

Partir en couple comme bénévole au Cambodge...