Urgence Cambodge : Sous les bombes, la solidarité ne faiblit pas

Les volontaires de l'ONG AVEC apportent de l'aide à une jeune maman cambodgienne ayant fuit les bombardements de l'armée Thaïlandaise et réfugiée dans un camp

Urgence Cambodge : Sous les bombes, la solidarité ne faiblit pas

Le silence des rizières a laissé place au fracas des roquettes. Depuis l’intensification du conflit à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande, la zone est devenue le théâtre d’une tragédie humaine. Plus de 400 000 civils, dont une immense majorité d’enfants, ont fui les bombardements pour chercher refuge à l’intérieur des terres.

Une intervention d’urgence à 30 km de Battambang

Face à l’ampleur de la crise, l’équipe de l’ONG AVEC s’est rendue dans un camp de fortune situé à 30 kilomètres de Battambang. Là, sous des bâches de plastique installées à la hâte près d’une pagode, des milliers de personnes tentent de survivre.

Les volontaires de l'ONG AVEC distribuent 2,5 tonnes de riz à 204 familles de réfugiés cambodgiens ayant fui les bombes.

Grâce à votre soutien, nous avons pu mener une action immédiate pour 204 familles :

  • Aide alimentaire : Distribution de 2,5 tonnes de riz et de compléments nutritionnels.

  • Hygiène et soins : Vêtements et aide spécifique pour les jeunes mamans, dont certaines ont accouché sous les bombardements.

  • Soutien psychologique : Distribution de peluches pour les plus petits, les premiers touchés par le traumatisme de la guerre.

La solidarité : notre moteur

L’ONG AVEC, qui lutte chaque jour contre le trafic d’enfants et forme 400 jeunes à l’informatique et à l’anglais, a vu ses propres étudiants se mobiliser. Nos 27 étudiantes en couture et esthétique ont rejoint les volontaires pour mettre en sacs les 2 500 kilos de riz. Cette solidarité est exemplaire : chaque geste compte pour soulager ceux qui souffrent.

Le coût de l’espoir : 1 000 kg de riz = 500 dollars

Pour continuer cette mission, nous avons besoin de la mobilisation de chacun et de chacune. La réalité du terrain est simple : 1 000 kilos de riz coûtent 500 dollars. Chaque don, petit ou grand, se transforme directement en repas pour une famille réfugiée.

« Imaginez cet enfant endormi dans une modeste maison de paille, bercé par le murmure des rizières. Soudain, il s’éveille au cœur de la nuit : le ciel embrasé, le sifflement déchirant des roquettes. On le hisse sur une charrette tremblante vers un ailleurs incertain. Ce sont ces traumatismes que nous combattons, une peluche et un sac de riz à la fois. »

Comment nous aider aujourd’hui ?

Ne laissons pas ces familles seules face à la guerre. Vous pouvez agir immédiatement :

1.Faire une promesse de don : Envoyez un message directement sur WhatsApp à Patrik Roux au +855 12 582 844.

2. Faire un don en ligne en Suisse 

3. Faire un don en ligne en France 

3. Partager cet appel : Plus nous serons nombreux, plus nous pourrons protéger ces enfants.

Merci pour votre humanité et votre soutien indéfectible.

Petit garçon cambodgien ayant fuit les bombes Thai dans un camp de réfugiés 2025

Un peuple debout

Ce peuple est fier. Il garde le sourire dans la tempête. Ses enfants, dignes malgré tout, ne savent plus s’ils ont encore un bout de terre pour vivre, mais ils n’ont pas renoncé. Cette dignité, cette capacité à rester humain quand tout s’effondre, c’est ce qui guide notre action.

L’ONG AVEC poursuit son engagement auprès des plus vulnérables. Parce que dans l’urgence comme dans la durée, c’est la solidarité qui fait tenir. Et parce que ces enfants, qui jouent aujourd’hui entre les bâches d’un camp de réfugiés, méritent de retrouver demain le chemin de l’école, de l’espoir et de la paix.

Newsletter ONG AVEC

Ne manquez pas les petites news de nos activités humanitaires que nous réservons à nos fidèles abonnés.

Votre adresse de messagerie est uniquement utilisée pour vous envoyer notre lettre d'information, en aucun cas vos données seront communiquées à un tiers.

Ce que nous retiendrons de ce refuge, c’est la joie et les rires des enfants: ces enfants qui tous reviennent de loin, ont tous vécu des choses très difficiles, ont retrouvé ici leur enfance…

Nicole et Michel

Partir en couple comme bénévole au Cambodge...

Comprendre notre action contre le trafic des enfants au Cambodge

Comprendre notre action contre le trafic des enfants au Cambodge

Des mères doivent alors trouver le moyen de survivre dans des conditions où ni vous ni moi ne pourrions tenir plus d’une semaine en vie… Patrik Roux fondateur de l’ONG AVEC.

La récente mécanisation de l’agriculture a supprimé de nombreux emplois pour les gens des milieux ruraux du Cambodge ; n’ayant plus de terres ni de forêts, les hommes sont partis travailler en ville, et notamment en Thaïlande.

Patrik et Theavy parlementent avec une personne qui a recueilli une fillette, ils tentent de la scolariser et de l'intégrer dans l'école la plus proche.

Patrik et Theavy parlementent avec une personne qui a recueilli une fillette, ils tentent de la scolariser et de l’intégrer dans l’école la plus proche.

Les femmes restent seules avec les enfants et survivent grâce à l’argent que leur conjoint leur apporte. Ici, la polygamie étant relativement courante, il arrive que le mari refonde un foyer avec une jeune khmère rencontrée en Thaïlande.

Des femmes veuves ou abandonnées doivent alors trouver le moyen de survivre dans des conditions où ni vous ni moi ne pourrions tenir plus d’une semaine en vie… c’est ainsi que les enfants risquent de basculer dans un monde qui n’est en rien fait pour eux et qu’ils ont le plus de chance d’être un jour exploités d’une manière ou d’une autre.

Une grand-mère élève seule huit enfants dans un petit village d'anciens réfugiés internes au Cambodge. Scolariser ces enfants est une priorité et nous permet de suivre les enfants sur le long terme

Une grand-mère élève seule huit enfants dans un petit village d’anciens réfugiés internes au Cambodge. Scolariser ces enfants est une priorité et nous permet de suivre les enfants sur le long terme

Lorsque les mères travaillent à la ville ou en Thaïlande, la garde des enfants est confiée à des personnes âgées du village n’ayant aucun lien familial avec eux.

L’enfant est alors utilisé pour les tâches ménagères et ne reçoit aucune éducation ni rétribution. Dans les cas les plus désespérés, les fillettes rejoindront leur mère pour travailler également dans la prostitution.

 

Les facteurs de danger pour une fillette :

• famille très pauvre vivant parfois avec moins de 30$/mois

• fillette abandonnée ou orpheline prise en charge par « un parent » peu scrupuleux

• fillette de prostituée

• parents souffrant de problèmes d’alcool ou de problèmes psychiques

• mère abandonnée avec de nombreux enfants à charge : elle peut être tentée de placer les plus grands de ses enfants dans des orphelinats qui les prennent, au lieu d’offrir une aide à la mère. Au sein de notre refuge, nous ne séparons jamais un enfant ayant un bon père ou une bonne mère.

Petit garçon dans une grande souffrance localisé par nos volontaires au Cambodge. Dans les cas les plus difficiles, nous accueillons les enfants dans notre centre de protection de l’enfance de Battambang

Petit garçon dans une grande souffrance localisé par nos volontaires au Cambodge. Dans les cas les plus difficiles, nous accueillons les enfants dans notre centre de protection de l’enfance de Battambang

Nous leur fournissons une aide pour garantir la scolarisation de l’enfant. De la même façon, même si notre refuge est en priorité pour des fillettes ayant connu des maltraitances, nous ne les séparons jamais de leurs frères, qui sont, eux aussi, accueillis.

Ce que nous retiendrons de ce refuge, c’est la joie et les rires des enfants: ces enfants qui tous reviennent de loin, ont tous vécu des choses très difficiles, ont retrouvé ici leur enfance…

Nicole et Michel

Partir en couple comme bénévole au Cambodge...

Intervention d’urgence à la source du trafic et de la matraitance des enfants au Cambodge

Intervention d’urgence à la source du trafic et de la matraitance des enfants au Cambodge

Dans ces cas extrêmes, nous accueillons, si cela est possible, ces enfants dans notre refuge

Afin d’être suffisamment réactif, l’ONG a développé un réseau d’une extrême efficacité au Cambodge, constitué de centaines de personnes venant de villages pauvres. Il permet de localiser rapidement les enfants vulnérables et de les prendre en charge, dans le cas où aucune infrastructure ne peut les accueillir dignement.

Petit garçon dans une grande souffrance localisé par nos volontaires au Cambodge. Dans les cas les plus difficiles, nous accueillons les enfants dans notre centre de protection de l’enfance de Battambang.

Petit garçon dans une grande souffrance localisé par nos volontaires au Cambodge. Dans les cas les plus difficiles, nous accueillons les enfants dans notre centre de protection de l’enfance de Battambang.

Admission des enfants dans le refuge d’AVEC
Certains enfants vivent dans des situations dramatiques qui ne leur permettent pas de se développer normalement, que ce soit sur le plan psychologique ou physique.

Dans ces cas extrêmes, nous accueillons, si cela est possible, ces enfants dans notre refuge.

Nous travaillons main dans la main avec les autorités locales afin que le processus s’effectue dans un cadre strictement légal.
Pour qu’un enfant puisse être placé au refuge, nous devons obtenir les signatures des représentants de l’enfant, des voisins directs, mais également du chef du village et du chef de la commune.
L’enfant est alors placé sous notre entière responsabilité jusqu’à sa majorité.

Newsletter ONG AVEC

Ne manquez pas les petites news de nos activités humanitaires que nous réservons à nos fidèles abonnés.

Votre adresse de messagerie est uniquement utilisée pour vous envoyer notre lettre d'information, en aucun cas vos données seront communiquées à un tiers.

Ce que nous retiendrons de ce refuge, c’est la joie et les rires des enfants: ces enfants qui tous reviennent de loin, ont tous vécu des choses très difficiles, ont retrouvé ici leur enfance…

Nicole et Michel

Partir en couple comme bénévole au Cambodge...

Nos six axes d’intervention pour protéger les enfants du Cambodge

Nos six axes d’intervention pour protéger les enfants du Cambodge

Au Cambodge rural, un enfant qui disparaît ne fait pas les gros titres. Il ne fait rien du tout. Il disparaît, c’est tout. Personne ne le cherche, parce que personne ne savait vraiment qu’il existait.

Nous avons appris à repérer le moment où une fillette bascule. Cela se joue entre onze et treize ans. Une mère qui meurt. Un père parti à la frontière et qui ne revient pas. Un voisin qui passe proposer « un travail à Phnom Penh ». En quelques semaines, elle n’est plus là.

Depuis vingt ans, AVEC intervient avant ce moment. Pas après. Pas en réaction. Et nous avons construit, temps après temps, six lignes de front pour ne plus perdre un seul enfant.

 

Action humanitaire dans des petits villages très pauvres au Cambodge auprès d'enfants en situation de maltraitance

Détecter : repérer les enfants à risque avant qu’ils ne disparaissent

Notre premier front est humain. Un maillage d’enseignants, d’infirmières de village, de chefs communautaires, de moines. Des gens qui vivent là depuis toujours et qui savent, parce qu’ils savent. Quelle famille boit trop. Quelle fille n’est plus venue à l’école depuis trois jours. Quelle maison a reçu un visiteur qu’on ne connaît pas.

Chaque signal remonte. Chaque signal est vérifié, dans le cadre strict du droit cambodgien, avec les autorités locales. Ce travail ne produit pas de photos spectaculaires. Il produit des enfants qui ne disparaissent pas.

Prévenir : soutenir la scolarisation dans les écoles publiques rurales

Le front suivant, c’est l’école publique. Dix-sept pour cent des enfants cambodgiens travaillent avant l’âge légal. Le décrochage scolaire des filles a presque doublé en deux ans. Un enfant qui décroche à neuf ans est un enfant que plus personne ne verra passer.

Nous ne construisons pas d’écoles parallèles. Nous renforçons celles qui existent. En 2025, nous avons accompagné 660 élèves dans les écoles rurales de la région, distribué 3 000 kilos de riz, 2 886 cahiers, 350 cartables. Des gestes matériels banals. Mais ce sont eux qui retiennent un enfant à son pupitre quand tout le pousse à sortir.

Bénévoles et volontaires en mission humanitaire au Cambodge pour l'ONG AVEC

Maintenir : parrainer les plus fragiles jusqu’au premier emploi stable

Au troisième front, nous nous accrochons aux enfants les plus fragiles, ceux dont la vie se joue entre onze et quatorze ans. Ceux dont la famille ne peut plus payer. Ceux qu’on propose déjà de marier. Ceux qu’on propose déjà d’envoyer « gagner leur vie » à la ville.

Nous nous engageons auprès d’eux pour la durée qu’il faudra. Pas un trimestre. Pas une année. Jusqu’au diplôme, si possible. Jusqu’au premier emploi stable. En 2025, toutes nos bourses universitaires ont été validées. Aucun décrochage. Cent pour cent.

Protéger : accueillir au refuge quand tout le reste a échoué

Parfois la détection arrive trop tard. Parfois la famille est elle-même le danger. Parfois il n’y a plus personne. C’est pour ces cas-là que nous avons construit le refuge à Battambang. Une maison arborée que les voisins appellent « l’île aux enfants ».

Vingt-six enfants y vivent aujourd’hui, âgés de neuf à vingt-sept ans. Hébergement, scolarité, santé, suivi psychologique. Moins de huit dollars par enfant et par jour, pour tout cela réuni.

Sreyleak est arrivée ici à douze ans, sans scolarité, après la mort de sa mère. Aujourd’hui elle est infirmière diplômée, major de promotion, en formation de sage-femme. Elle a écrit un livre. Ses deux sœurs sont au refuge avec elle : l’une prépare un master d’informatique, l’autre un bachelor de comptabilité. Ce n’est pas une exception. C’est notre méthode.

Bénévoles et volontaires en mission humanitaire au Cambodge pour l'ONG AVEC

Former : ouvrir le centre d’éducation à toute la communauté rurale

Protéger des enfants un par un ne suffit pas. Autour d’eux vivent des milliers d’autres jeunes qui, sans éducation, deviendront à leur tour les proies faciles du trafic et de l’exploitation. Nous avons donc ouvert nos portes au-delà du refuge.

Chaque jour, près de 800 enfants et jeunes de la région rurale traversent notre centre pour suivre des cours d’anglais et d’informatique. Ce ne sont pas les enfants du refuge. Ce sont les voisins, les camarades d’école, les frères et sœurs de ceux que nous avons accueillis. L’éducation est la première protection contre l’exploitation. Et la seule qui se transmet.

Autonomiser : donner aux jeunes femmes un métier qui leur appartient

Notre dernier front s’adresse aux jeunes femmes isolées, mariées trop jeunes, mères célibataires, en situation d’extrême pauvreté. Un an de formation au centre d’AVEC : coupe, couture, stylisme, esthétique, gestion. À la sortie, chacune repart avec une machine à coudre et un métier entre les mains. Un outil de travail qui tient dans une pièce. Une autonomie qu’aucun mari, aucun voisin, aucun recruteur ne peut plus leur reprendre.

Ce programme nourrit aussi Femmes des Rizières, la marque textile que nous avons co-créée avec l’association WeCare à Zurich. Ce que les diplômées tissent ou cousent se vend, se porte, se transmet. Leur travail devient visible. Leur dignité aussi.

Notre garantie : vingt ans de terrain, des comptes audités, aucun relâchement

Vingt ans de terrain. Une gouvernance entièrement bénévole en Suisse. Aucun budget publicitaire. Quatre-vingt-quinze francs sur cent qui arrivent directement aux enfants. Des comptes audités chaque année par un cabinet indépendant.

En décembre 2025, alors que des avions survolaient le refuge et que les explosions secouaient les murs pendant le conflit frontalier, nous n’avons fermé aucun jour. Aucun cours n’a été annulé. Les enfants d’AVEC peuvent compter sur nous. C’est tout ce qui compte.

Vous êtes arrivé jusqu’ici

Cela veut dire quelque chose. Quelque part dans la province de Battambang, une fillette de douze ans attend. Pas vous. Pas personnellement. Mais quelqu’un qui, quelque part, décidera d’agir.

Et ce quelqu’un, aujourd’hui, c’est vous.

Je fais un don · Je parraine un enfant

Newsletter ONG AVEC

Ne manquez pas les petites news de nos activités humanitaires que nous réservons à nos fidèles abonnés.

Votre adresse de messagerie est uniquement utilisée pour vous envoyer notre lettre d'information, en aucun cas vos données seront communiquées à un tiers.

Ce que nous retiendrons de ce refuge, c’est la joie et les rires des enfants: ces enfants qui tous reviennent de loin, ont tous vécu des choses très difficiles, ont retrouvé ici leur enfance…

Nicole et Michel

Partir en couple comme bénévole au Cambodge...

Newsletter

Restez informés

Ne manquez aucune nouvelle de nos enfants au Cambodge.



    Newsletter AVEC - Cambodge